CORAIL ARTEFACT-APPLICATION VR 2

Application en réalité virtuelle (captures d'ecran)

Réalisation Elisabeth Caravella

Présenté au public lors de l'exposition  Présences, Magasin Général, studio de création contemporraine, Gaspésie, Québec, commissariat : Paul Ardenne.

Une découverte des coraux et de l'ensemble des actions développées par Jérémy Gobé au sein de son projet Corail Artefact pour les sauver.

 

ESPOIR QUANTIQUE n°1_CORAIL CERVEAU DE NEPTUNE

dimensions variables, installation (sculpture imprimée en 3D, tricots en laine sur structure en bois et vêtements prêtés par l'association Emmaüs).


Présenté au public lors de l'exposition  Nouvelles Alliances, Hôtel Galifet, Aix-en-Provence. 

Premier corail (Diploria labyrinthiformis ou corail Cerveau de Neptune) du projet de Jérémy Gobé intitullé Espoir Quantique, un répertoire sensible des coraux disparus et/ou en voix de disparition.
A chaque corail, il réalise une broderie inspirée de la téchnique de l'Egypte Antique, un dessin et une sculpture en impression 3D, le tout avec des matériaux écologiques.

 

DANS LES SOLS, L'AVENIR PEUT-ÊTRE

dimensions variables, installation (sculpture imprimée en 3D, tricots en laine sur structure en bois et vêtements prêtés par l'association Emmaüs).


Présenté au public lors de l'exposition Dans les sols, l'avenir peut-être, centre d'art contemporain Rurart, Rouillé

Depuis de nombreuses années, l'artiste Jérémy Gobé observe avec attention à la fois les gestes des artisans et les mutations organiques du vivant.
Chez Rurart, il poursuit sa réflexion corallienne et choisit l'immersion en enveloppant l'espace d'exposition dans un mur textile en laine recyclée tricotée, dont les motifs s'inspirent des coraux présents dans le sol du Poitou depuis des millions d'années. Il convoque ainsi une mémoire ancestrale inscrite dans les tissus de notre chair, dans les fibres végétales et dans les roches profondes. Une démarche engagée pour un éveil collectif.

Texte de Julie Crenn

 

MUTUALITE

dimensions variables, installation (sculpture imprimée en 3D, anthotypes réalisés avec du jus d'algues, vidéo, ...).

en collaboration avec Brigit Ber


Présenté au public lors de l'exposition Mutualité, centre d'art contemporain Le Volume, Vern-Sur-Seiche

Matérialisation de la symbiose coraux / algues.

Fin 2019, Jérémy Gobé, artiste plasticien et fondateur de Corail Artefact (projet alliant Art, Science, Industrie et Education pour sauver les barrières de coraux), découvre l’anthotype : un procédé de révélation photographique à base de végétaux qui, une fois révélé, disparait s’il est à nouveau exposé à la lumière.

L’artiste voit en ce procédé un parallèle avec la fragilité des récifs coralliens. En cas de stress (en grande partie dû au réchauffement climatique) le corail expulse ses algues symbiotiques qui lui donnent des nutriments mais aussi ses couleurs si caractéristiques, un apport mutuel qui a inspiré Jérémy Gobé pour le titre de cette exposition.

Fragilisé par cette expulsion, le corail ayant perdu ses couleurs entre dans une phase dite de « blanchissement ». Or ce terme désigne également l’étape finale de révélation d’une image par anthotype.

A la même époque, Jérémy Gobé rencontre l’artiste Brigit Ber qui vit en Bretagne et qui maitrise un large panel de techniques de tirages photographiques. Jérémy Gobé propose à Brigit Ber de tester la réalisation d’anthotypes à partir d’algues. Pour cela, ils réalisent des images de squelettes de coraux. Brigit Ber les grave sur plaque de verre (afin d’éviter l’utilisation de plastiques dans la réalisation de l’œuvre). Ensuite, elle réalise des tirages-contact sur papier enduit de jus d’algues et de végétaux collectés sur les bords de mer bretons.

Après de nombreux essais, les deux artistes ont identifié la Soliera Chordalis (de teinte rouge, brassée du fond des océans lors des fortes marées), l'algue verte (du genre Ulva appelée aussi « laitue de mer »), et la beta vulgaris subsp. maritima (plante présente sur les côtes bretonnes) comme propices à la réalisation d'anthotypes.

Pour Mutualité, ils ont sélectionné un ensemble de tirages entièrement écologiques et ont également réalisé une vidéo montrant l’apparition et la disparition d’un des tirages pour que le spectateur de l’exposition puisse voir et ressentir le processus en marche et l'effacement inexorable d'un tirage anthotype dans le temps lorsqu'il est exposé à la lumière du jour. Les autres tirages, sensibles à la lumière eux aussi, sont disposés dans une partie obscurcie et/ou reproduits sous forme de tirages numériques.